Je crois que le meilleur moyen de rester en contact avec les électeurs, c’est de maintenir un lien direct et de discuter face à face. Deux fois par année, je me mets à la disposition de mes concitoyens dans des assemblées publiques tenues aux quatre coins de ma circonscription. J’adore ces occasions d’aller à la rencontre de gens comme vous et d’entendre leurs préoccupations. Je tiens d’ailleurs à remercier tous ceux d’entre vous qui ont pris un peu de leur précieux temps pour venir à ces assemblées publiques. Une nouvelle série de neuf réunions commencera dès janvier 2014 – vous recevrez tous les détails par courrier.
Lorsque le premier ministre a prorogé la Chambre, en septembre dernier, j’ai décidé de bien mettre à profit les nouvelles journées libres sur mon calendrier. J’ai donc pris l’initiative de me présenter dans des assemblées publiques, un peu partout au pays. Pendant la prorogation automnale, j’ai parcouru le Canada et organisé des assemblées publiques dans sept provinces ainsi qu’au Yukon. Le thème de ma tournée pancanadienne était : « Sauvons la démocratie de la politique! »
Je ne parle pas de la « petite politique », mais de la politique avec un grand « P », celle qui témoigne de l’engagement de citoyens actifs travaillant pour rendre notre société meilleure. L’essence même d’une participation citoyenne effective réside dans ce genre d’action. Mais je suis de plus en plus convaincue que ce qui menace par-dessous tout la vitalité de notre démocratie, c’est le pouvoir qu’exercent les grands partis politiques. Que ce soit pendant une campagne électorale ou au Parlement, la préoccupation numéro un de chacun des trois grands partis est de marquer plus de points que les deux autres. Les députés sont tenus de respecter une stricte discipline de parti – en se faisant dicter à chaque fois comment voter. Je crois qu’en tant que parlementaires élus, nous devrions travailler ensemble pour le bien de tous, et atteindre des objectifs communs dans l’intérêt premier de ceux qui nous ont envoyés à Ottawa pour les représenter.
Pour relever le défi consistant à sauver la démocratie de la politique, nous devons nous attaquer à plusieurs problèmes. La bonne nouvelle, c’est qu’un engagement public suffisant nous permettra d’améliorer la démocratie canadienne, et c’est d’ailleurs là-dessus que porte le présent bulletin trimestriel.
« Les postes d’où l’on pouvait exprimer sa pensée sans crainte de la censure se ferment un à un; les lumières s’éteignent; mais il est encore temps pour ceux qui le savent, qui comprennent et apprécient la liberté et le régime parlementaire, de se consulter et de s’entendre. Permettez-moi donc de vous parler, sincèrement et sérieusement, avant qu’il ne soit trop tard. »
– Winston Churchill, discours sur la défense de la liberté et de la paix, 16 octobre 1938
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