Loi sur le Musée canadien de l’histoire (Le projet de loi C-49)

Elizabeth May : Monsieur le Président, je comprends le cynisme du député de Davenport à propos du musée de l’histoire. Cependant, je suis disposée à appuyer ce projet de loi.

Je suis d’accord avec le député en ce qui concerne le bilan du gouvernement conservateur. L’une des premières décisions qu’il a prises concernant les musées a été d’éliminer le service gratuit qui permettait de transporter des expositions d’une région à l’autre du pays dans des véhicules climatisés, sans qu’il n’en coûte un sou aux musées. Nous avons des raisons d’être sceptiques.

Je sais que l’histoire est écrite par les vainqueurs. Comme l’a dit Winston Churchill: « L’histoire me sera indulgente, car j’ai l’intention de l’écrire. » Ce n’est pas la première fois que des gens sont préoccupés par le fait que des politiciens écrivent l’histoire de façon à être présentés sous un jour favorable.

J’aimerais que le député m’explique pourquoi il craint qu’il y ait de l’ingérence politique, alors que le projet de loi, si je comprends bien, accorde aux conservateurs du musée une autonomie les mettant à l’abri de cette ingérence.

Andrew Cash : Monsieur le Président, la raison pour laquelle je suis sceptique, c’est que, peu importe ce qui est écrit dans la loi, le gouvernement fera bien ce qu’il voudra.