La Commission canadienne du blé

Mme Elizabeth May: Madame la Présidente, sauf le respect que je dois au ministre, la motion dont nous sommes saisis ne porte pas sur la teneur du projet de loi — tout comme s’il s’agissait, pour le ministre, de la période des questions. C’est en fait une motion de bâillon. Mes observations, comme celles d’autres députés, portent sur cet état de fait.

Lorsque j’ai été élue députée pour la première fois, Stanley Knowles était greffier honoraire au Bureau. C’est un grand honneur d’avoir connu cet homme, qui a été député et qui était un excellent parlementaire. Il a dit ceci en 1965:

Depuis des années, voire des dizaines d’années, toute l’étude de la procédure parlementaire se ramène à la recherche du juste milieu entre le droit de parler aussi longtemps qu’il semble opportun de le faire et le droit du Parlement de prendre des décisions.

Selon moi, les députés conservateurs n’ont pas trouvé le juste milieu. Lorsqu’on recourt au bâillon et qu’on limite sans cesse la durée du débat, on perd de la légitimité non seulement aux yeux des partis de l’opposition, mais également aux yeux des gens qui élisent les députés.

Je demande donc aux députés conservateurs de permettre la tenue d’un débat adéquat sur le projet de loi.

L’hon. Gerry Ritz: Madame la Présidente, c’est exactement ce que nous avons fait. Rien de nouveau n’a été dit au cours des dix dernières minutes, des dix derniers jours, des dix dernières semaines, des dix derniers mois et des dix dernières années dans le cadre du débat sur la Commission canadienne du blé.

Nous remplissons le mandat qui nous a été confié le 2 mai, qui consiste à siéger à la Chambre et à utiliser tous les recours parlementaires à notre disposition, ce que nous faisons, pour que la mesure législative soit rapidement adoptée à la Chambre, afin de préciser les règles et de rassurer l’ensemble de l’industrie céréalière de l’Ouest du Canada.

C’est exactement ce pourquoi on nous a élus et ce que nous ferons.