Débat d’urgence – La salubrité des aliments

Elizabeth May : Monsieur le Président, je tiens à remercier mon ami, le député de Prince George—Peace River.

On nage en pleine confusion ce soir, car les divers partis appuient leurs interventions sur toutes sortes de faits. J’ai lu le budget de 2012 d’un bout à l’autre afin d’essayer de mettre un peu d’ordre dans tout ça.

La secrétaire parlementaire a laissé entendre qu’on injectait 100 millions de dollars de plus dans l’Agence canadienne d’inspection des aliments, mais c’était dans le budget de 2011. J’ai ici le budget de 2012, qui montre, noir sur blanc, que le financement de l’agence doit être réduit de 56 millions de dollars avant de se stabiliser d’ici à 2014. Je rappelle que les augmentations de budget de 52 millions de dollars accordées sur deux ans devaient être divisées entre trois organismes distincts, ce qui pouvait éventuellement représenter un maximum de 8 millions de dollars pour l’ACIA, alors que son financement baissera de façon soutenue.

Voici ce que je veux demander à mon ami. Le rapport Weatherill semble avoir fait quelques observations qui sont restées lettre morte. L’une d’entre elles, à la page v — il est question de la listériose —, signale « l’absence d’un sentiment d’urgence au début de l’éclosion ».

Je pense que l’histoire est en train de se répéter. La désinformation et les retards sont flagrants. Ce que révèle la crise actuelle, c’est que nous n’avons apparemment rien appris de la précédente.

Bob Zimmer : Monsieur le Président, je le répète, en ce qui concerne les préoccupations de la population canadienne et ses inquiétudes au sujet des inspections, nous, de ce côté-ci de la Chambre, voulons rassurer les Canadiens et leur dire que l’agence d’inspection a détecté l’éclosion.

Nous travaillons à la contrer et nous y réagissons comme il se doit. C’est pour cela que l’agence existe. C’est exactement à cela qu’elle sert. Elle doit aussi détecter les éclosions potentielles lorsque les produits arrivent sur le marché. L’agence a fait ce qu’elle est censée faire. Malheureusement, cet incident est arrivé. Bien entendu, nous aurions préféré qu’il ne se produise pas.

Pour répondre à la question de la députée, je pense qu’elle ne fait qu’ajouter à la confusion de tous les gens qui nous regardent ce soir. Je ne pense pas qu’elle ait rendu les choses plus claires. Je soulignerai encore le fait que nous avons ajouté 700 inspecteurs des aliments depuis 2006. C’est assez simple. Parmi eux, on compte 170 inspecteurs des viandes. De plus, le nombre d’inspecteurs a augmenté chez XL Foods.

Essentiellement, l’ACIA a détecté l’éclosion. Tout n’est pas terminé et, je le répète, nous aurions préféré que cela n’arrive pas. Cependant, l’ACIA a fait son travail et a détecté l’éclosion. Je pense que l’agence fait ce qu’elle est censée faire.