Que tout financement cesse d’être offert au Sénat à compter du 1er juillet 2013.
Elizabeth May : Monsieur le Président, je fais écho aux observations du député de Durham, qui a déclaré que le député de Wellington—Halton Hills a relevé le niveau du débat. En tant qu’ancien membre du Cabinet responsable des affaires intergouvernementales, il connaît bien le dossier. Il est un ardent défenseur de la démocratie. Je déteste me voir forcée de le contredire.
Dans le passé, j’ai toujours appuyé le Sénat, mais les événements des dernières années ont profondément ébranlé ma confiance. Au lieu d’avoir une Chambre de second examen objectif, nous avons une Chambre partisane qui ne respecte pas la démocratie. Le Sénat s’apprêtait à rejeter le projet de loi C-311, qui avait été adopté démocratiquement par la Chambre, sans le renvoyer au préalable au comité pour qu’il tienne des audiences. C’est le projet de loi sur le climat qui avait été adopté par la Chambre.
Je crains qu’une future Chambre des communes élue démocratiquement ne se heurte aux sénateurs conservateurs nommés par le premier ministre, lesquels risquent de lui mettre des bâtons dans les roues en continuant à prôner le point de vue divergeant de l’ancien premier ministre. Je pense que nous sommes dans le pétrin et que l’abolition pourrait être la seule solution, mais pas en adoptant la motion dont nous sommes saisis.
L’hon. Michael Chong : Monsieur le Président, je crois fermement, comme je l’ai déjà dit, que nous avons besoin d’un contrepoids au pouvoir de la majorité à la Chambre des communes. Nous avons besoin d’un contrepoids au rôle de l’exécutif du gouvernement. Nous avons besoin d’une Chambre de second examen objectif qui examine les projets de loi et qui fait un travail d’enquête et de recherche. Pour toutes ces raisons, je pense que le Sénat du Canada a un rôle à jouer dans notre système de gouvernance. Voilà pourquoi je crois que nous avons besoin d’un système bicaméral.