Loi sur la salubrité de l’eau potable des Premières Nations (Projet de loi S-8)

Elizabeth May : Monsieur le Président, je pense que tous les jours, d’un projet de loi à l’autre, nous battons de nouveaux records en ce qui concerne l’attribution de temps. Le sujet qui nous préoccupe dans ce débat est l’attribution de temps, pas le fond du projet de loi.

Ma question s’adresse au ministre. Le ministre, qui siège au Conseil privé, peut-il nous dire si le gouvernement a la moindre intention de jamais permettre la tenue d’un débat adéquat sur les projets de loi dont nous sommes saisis?

C’est un affront aux députés. Les gens dans ma situation, à qui on n’alloue pas automatiquement de temps de parole pendant les débats, perdent la possibilité d’intervenir chaque fois qu’on nous impose l’attribution de temps. Il n’y a jamais assez de temps pour permettre l’entière participation de tous les députés sur des questions qui revêtent une importance cruciale.

L’hon. Bernard Valcourt : Monsieur le Président, il s’agit là du point de vue de la députée, un point de vue que je peux respecter, mais avec lequel je suis en total désaccord.

Quiconque regarde véritablement les procédures s’apercevra et conclura que tout député sérieux qui veut travailler sérieusement et raisonnablement aura amplement le temps de donner son point de vue sur tout projet de loi devant le Parlement.

De fait, lorsqu’on regarde le travail qui se fait en comité, une foule de gens sont appelés à témoigner pour donner leur opinion. Il n’y a pas de bâillon là. L’idée, c’est qu’à un moment donné, il faut prendre des décisions. Je comprends que les néo-démocrates aiment ça « virer dessour », mais nous voulons aller de l’avant, et il est temps de corriger la situation.