Loi sur la Charte des droits des victimes

Elizabeth May : Monsieur le Président, c’était un discours très touchant et troublant. Nous avons bien sûr à l’esprit le genre d’enjeux dont il est question ici et les raisons pour lesquelles nous voulons offrir aux victimes des droits qui sont accessibles, mais nous préférerions sans doute que la victimisation n’ait jamais eu lieu, particulièrement dans le cas de l’histoire extrêmement poignante que vient de nous raconter le député.

J’aimerais savoir s’il a eu l’occasion d’examiner les recommandations de l’ombudsman fédéral pour les victimes d’actes criminels. Très peu de ces recommandations se retrouvent dans le projet de loi et je me demande s’il y a des recommandations précises. Je pense notamment à l’idée selon laquelle il faudrait créer une fiche standard imprimée, étant donné toutes les choses difficiles que vivent les gens sur le plan émotif lorsqu’ils sont victimes d’un acte criminel. C’est un système utilisé ailleurs, en Californie, je crois. On y donne une liste d’endroits où les victimes peuvent obtenir de l’aide, des instructions sur la façon d’indiquer qu’elles doivent être avisées continuellement tout au long du processus correctionnel, etc. Je demanderais à mon collègue de nous donner son avis sur les recommandations de l’ombudsman fédéral pour les victimes d’actes criminels.

Wayne Marston : Monsieur le Président, une des choses dont on parle souvent, c’est de donner une voix aux victimes, mais l’autre côté est lié à l’appui financier et à l’aide psychologique.

Pour les personnes qui sont victimes de ce genre de crimes, particulièrement lorsqu’il y a un décès — comme celui d’un membre de la famille —, le monde s’écroule et elles ont besoin de toute l’aide possible. Elles reçoivent de l’aide de la collectivité, mais il est très important que le gouvernement mette en place des mesures d’aide et les rende facilement accessibles.